jeudi 25 septembre 2008

genre théatral

Le XVIIe siècle français est, par excellence, le siècle du théâtre. Le siècle se divise en 2 grandes périodes politiques très différentes-L'Esthétique baroque qui privilégie l'excès, l'artifice, l'exagération, le refus des contraintes, la complexité, l'ostentation caractérise la première moitié du siècle. L'Illusion comique est un exemple de l'esthétique baroque-L’Esthétique classique caractérise la deuxième moitié du siècle. Privilégie la raison, le bon sens, l’ordre, la mesure, le bon goût; valeurs qui sont en conflit avec la passion, l’amour, la gloire, l’honneur, l’orgueil. Le classicisme est déchiré entre 2 pôles -- l’ordre et le désordre, la tension et le repos -- et cherche à trouver un délicat équilibre entre les deux. Il impose la règle des e Trois unités:"Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli / Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli." Boileau, L’Art poétique1. Unité d’action. Une seule action principale, un principe de cohérence. Il faut minimiser les actions secondaires.2. Unité de temps. Enfermer la pièce dans une révolution du soleil, 24 heures.3. Unité de lieu. Une conséquence des 2 unités précédentes. Chez Racine, le lieu tragique préféré est l’antichambre, le corridor, un espace indistinct entre plusieurs autres espaces. Corneille est moins strict.RACINE EST L EXEMPLE MEME DU DRAMATURGE CLASSIQUE

Hôtel de Bourgogne : joue la trégédie, la tragi-comédie, pastorale farce, comédie. Il a été construit sur les ruines du château des ducs de Bourgogne.
Théâtre du marais : joue la tragédie, grande comédie. Les deux acteurs sont Montdory et Jodelet.

http://www.intellego.fr/soutien-scolaire-1ere-ES/aide-scolaire-Francais/theatre-a-l-epoque-de-Moliere./9190

http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080327090513AARgVAt


Les règles du théâtre classique
« Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul fait accompli / Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. »
Ces deux vers de Boileau résument la fameuse règle des trois unités : l'action doit se dérouler en vingt-quatre heures (unité de temps), en un seul lieu (unité de lieu) et ne doit être constituée que d'une seule intrigue (unité d'action). Ces règles poursuivent deux buts principaux. D'une part il s'agit de rendre l'action théâtrale vraisemblable car les décors n'ont pas besoin de changer et l'action se déroule en un temps.[9] D'autre part l'action est plus facile à suivre car les intrigues compliquées avec de nombreux personnages sont remplacées par des intrigues linéaires centrées sur peu de personnages. Ces règles ont mené à une forme d'intériorisation des actions. En effet la parole s'est développé au détriment du spectaculaire et les pièces classiques accordent beaucoup de place à l'expression des sentiments et à l'analyse psychologique.
La règle de bienséance oblige à ne représenter sur scène que ce qui ne choquera pas le public. On écarte la violence physique mais aussi l'intimité physique. Les scènes violentes doivent ainsi être racontées par un personnage. Quelques exceptions sont restées célèbres comme les morts de Phèdre et de Don Juan dans les pièces éponymes de Racine et de Molière ainsi que la folie du personnage d'Oreste dans Andromaque.
Tragédie


Portrait de Racine.
La tragédie n'existe pas pendant le Moyen Âge français. Elle renaît au cours du XVIe siècle suite à la relecture des tragiques anciens. Elle se transforme tout au cours du XVIe et du XVIIe siècle. Elle évolue d'abord vers ce qu'on a appelé tragi-comédie en se nourrissant d'intrigues de plus en plus romanesques. Mais doctes et dramaturges défendent un retour vers un modèle plus conforme aux canons antiques et elle devient finalement le grand genre de l'époque classique. C'est pourquoi les règles énoncées ci-dessus s'appliquent prioritairement à la tragédie.
La tragédie se définit alors d'abord par son sujet et ses personnages. La plupart des tragédies sont écrites en alexandrins et elles respectent toujours un style élevé. On a souvent assimilé tragédie et fin malheureuse.
Comme dans le théâtre antique, la tragédie a une fin morale. Elle doit permettre aux spectateurs de s'améliorer sur le plan moral en combattant certain de leurs passions.
Le grand tragédien classique est Racine. Il écrit des tragédies où les héros sont condamnés par la fatalité, enfermés dans un destin qui révèle l'absurdité de leur existence et ne peut les mener qu'à la mort.Corneille évolue au cours de sa carrière du baroque au classique. Ses tragédies valorisent beaucoup plus le héros qui, quoique souvent condamné à une issue fatale, se réalise effectivement comme héros dans ses pièces.
Comédie
La comédie de l'époque classique est très fortement dominée par la figure de Molière même si les auteurs comiques étaient fort nombreux.[11] La comédie est beaucoup moins encadrée par des règles explicites que la tragédie car, considérée comme un genre mineur, les théoriciens ne s'y intéressent guère.
Pour autant, un auteur comme Molière essaie de redonner une forme de noblesse à la comédie et s'inspire pour cela des règles du théâtre classique. Si l'unité d'action est rarement respectée, l'unité de lieu et de temps l'est assez souvent. Surtout, à la suite de Corneille, il travaille la comédie d'intrigue inspirée des comédies latines de Térence et Plaute.[13] Il s'inspire donc des Anciens.
Leurs personnages ne peuvent certes pas appartenir à la grande noblesse, mais ils relèvent souvent de la bourgeoisie ou de la petite noblesse. Le langage est de registre courant et parfois même familier, le style n'est pas nécessairement très bas. Certaines comédies sont même écrites en alexandrins. Molière se sert des effets comiques assez grossiers hérités de la farce et de la commedia dell'arte (bastonnades, quiproquos etc.), mais ses comédies sont à la recherche d'un équilibre qui n'est pas sans rapport avec le bon goût classique.
La dimension morale présente dans la tragédie se retrouve également dans la comédie. Les comédies se moquent en effet des défauts des hommes. Les spectateurs devraient ainsi pouvoir s'éloigner des défauts représentés en riant du ridicule des personnages. Quand Molière ridiculise l'hypocrisie des faux dévots dans Tartuffe, il espère lutter contre cette hypocrisie.

vendredi 29 août 2008

le récit initiatique




LA PROBLEMATIQUE :




Pourquoi peut-on dire que ce roman est à la fois un conte, une tragédie, un récit épique ou une épopée, un récit initiatique ?




Le récit initiatique est un récit d'apprentissage avec des particularités. Il montre le parcours d'un jeune qui va grandir, passer de l'adolescence à l'âge adulte, après avoir triomphé d'épreuves et d'obstacles.Il renvoie aux pratiques de certaines sociétés qui ont établi des rites de passage. Le passage est souvent matérialisé par un passeur et présente une dimension symbolique. Dans certains récits, le héros joue pour lui-même le rôle du passeur.

Pour que le récit d'apprentissage devienne récit initiatique, il doit y avoir transformation intime de la personnalité, présentée d'une façon plus symbolique que réaliste, avec la découverte de nouvelles valeurs, souvent accompagnée de souffrance. Le critère de temps est nécessaire à l'initiation, à la maturation.

Un même thème, selon les ouvrages peut-être traité sous la forme d'un récit d'apprentissage ou d'un récit d'initiation.


- Analyse de la nature du changement, changement physique:


1°extrait: " Tout en parcourant le royaume, Souba, sur sa selle, contemplait ses mains. La lanière de cuir des rênes pendait entre ses doigts. Mille petites rides étaient apparues sur ses phalanges. Le temps avait passé, et ses mains en portaient la trace. Sa propore solitude finissait par l'hypnotiser."

- Recherche de la cause du changement :

1°extrait:« Je te demande de partir. De quitter la ville et notre famille. Je te demande de t’acquitter de ta mission, même si cela doit prendre vingt ou trente ans de ta vie. Construis sept tombeaux. Par le monde. En des endroits reculés que personne ne peut atteindre. Fais-les construire par les architectes les plus brillants du royaume. Sept tombeaux secrets et somptueux. Que chacun d’entre eux soit un monument à ce que je fus pour toi. »
2°extrait: A Saramine, Souba commença le chantier du premier tombeau de Tsongor. Shalamar mui ouvrit les portes de son palais. Elle lui offrit son or, ses plus grands architectes et ses maîtres ouvriers."

- Analyse de la manière dont s'est effectué le changement
- Recherche de la durée nécessaire à ce changement :

1° extrait: " Souba se sentit harassé par l'ampleur de sa tâche. Pour la première fois, il lui semblait qu'il passerait peut-être sa vie entière à chercher et qu'il mourrait sans avoir trouvé."
2° extrait:« Sa mule avait vieilli. Elle avançait moins vite. Elle était devenue presque aveugle, mais continuait à le mener sur les chemins du royaume, sans jamais hésiter. A sa selle pendaient encore les huit nattes des femmes de Massaba qui, au fil du temps avaient blanchi. C'était le sablier de Souba. Une vie entière avait passé. »

- Comparaison de l'état initial et de l'état final:

1°extrait: " Ecoutez-moi. Tsongor, mon père, m'a confié une mission avant de mourir, une mission dont je dois m'acquitter seul."
2°extrait:" C'est moi, père. C'est Souba. Je suis près de toi. Entends ma vois. Je vis. Repose en paix. Tout est accompli."

- Recherche des différentes étapes qui permettent de grandir, de se transformer, d'acquérir l'autonomie...


Mes sources:
http://www.crdp.ac-creteil.fr/TELEMAQUE/COMITE/initiatique.htm